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Composition abstraite végétale aux tons vert profond et or — illustration de l'article « AHA : mythe ou effet réel sur la peau » | NOPAL LIFE
aha16 août 20264 min de lecture

AHA : mythe ou effet réel sur la peau

Le mythe : plus le pourcentage est élevé, mieux c'est. Deux sérums affichant le même chiffre peuvent agir très différemment, et le chiffre qui décide n'est presque jamais imprimé.

Ce que sont les AHA

Des acides alpha-hydroxylés, une famille d'acides hydrosolubles souvent appelés acides de fruits — ce qui est en partie trompeur, la plupart étant aujourd'hui produits par synthèse ou par fermentation. L'acide glycolique vient historiquement de l'extrait de canne à sucre, l'acide lactique du lait, l'acide citrique des agrumes, l'acide malique de la pomme.

Leur action consiste à défaire les liaisons qui retiennent les cellules mortes entre elles à la surface. Ces cellules se détachent alors d'elles-mêmes, ce qui régularise le grain et ravive l'éclat du teint.

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Le pH, le chiffre qui manque

Un acide n'agit que sous sa forme libre, et la part libre dépend du pH de la formule. À pH 3,5, l'essentiel de l'acide est actif ; à pH 5, la majeure partie est neutralisée et le produit exfolie peu, quel que soit le pourcentage annoncé.

Un sérum à 5 % à pH 3,2 peut donc être plus actif qu'une crème à 10 % à pH 4,5. Le pourcentage mesure la quantité présente, pas la quantité qui travaille. La plupart des marques n'affichent pas le pH, et c'est l'information la plus utile qui manque.

La taille de la molécule, l'autre variable

L'acide glycolique est le plus petit de la famille : il pénètre vite et agit fort. L'acide lactique est plus gros, donc plus lent et mieux toléré — il fait de plus partie des facteurs naturels d'hydratation de la peau, ce qui en fait le seul AHA à hydrater en même temps qu'il exfolie.

Sur les peaux sèches et sensibles, ce dernier est le choix de première intention. Sur les peaux normales à grasses cherchant un résultat plus rapide, le glycolique convient mieux. Ce n'est pas une échelle de qualité mais une échelle d'intensité.

Ce que les AHA font réellement

Un grain plus régulier en trois à quatre semaines, un teint plus lumineux en six à huit. Une atténuation partielle des marques anciennes sur trois mois. Ce sont des effets bien documentés et mesurables, à condition de tenir le rythme.

Sur les rides installées, il n'y a rien à attendre. Sur les pores, l'amélioration porte sur leur visibilité — leur contenu — pas sur leur diamètre, qui ne se réduit pas par voie cosmétique.

Le rythme, plus important que la dose

Deux applications par semaine pour commencer, trois au maximum ensuite. Au-delà, l'amélioration s'inverse : la peau devient réactive et le bénéfice se perd. C'est le point où la plupart des utilisations échouent, bien avant la question de la concentration.

La protection solaire accompagne obligatoirement toute exfoliation : la couche qui arrive est plus jeune et marque plus vite. Ce n'est pas une précaution de confort, c'est la condition d'emploi.

Alors, mythe ou effet réel

Effet réel et bien établi, mythe sur le pourcentage. Le meilleur produit n'est pas le plus concentré : c'est celui dont le pH est adapté à votre peau et que vous emploierez encore dans six mois.

Notre peeling AHA à l'acide lactique associe l'acide à un humectant, ce qui limite l'effet desséchant, et le tonique éclat à l'eau de rose propose une concentration plus basse pour un usage fréquent.

Comment intégrer les AHA dans une routine

Le soir, sur peau propre et sèche, avant l'hydratation. Deux fois par semaine pour commencer, en augmentant d'une application toutes les trois semaines si la peau suit. Les soirs sans acide, une routine ordinaire.

Il est recommandé de ne jamais les associer à un rétinoïde le même soir, ni à un gommage mécanique, ni à un second acide. Ces règles évitent la quasi-totalité des irritations, et elles comptent plus que le choix du produit.

Sur les peaux sensibles

Les AHA restent possibles, à condition de choisir l'acide lactique et une concentration basse — 5 % ou moins — avec une montée très progressive. Une application tous les dix jours pendant un mois, puis tous les sept.

Si la peau pèle, rougit ou devient réactive, il faut espacer plutôt qu'arrêter. Le rythme est presque toujours en cause avant la formule, et reprendre plus lentement règle la plupart des situations.

Ce qui devient visible, et quand

Un grain de peau plus régulier dès la troisième ou quatrième semaine. Un teint plus lumineux après six à huit. Une atténuation partielle des marques anciennes sur trois mois. Sur les imperfections, l'effet est indirect : éliminer les cellules mortes de surface limite ce qui obstrue, sans agir dans le pore comme le ferait un acide salicylique.

Sur le terrain anti âge, l'apport porte sur la surface : une peau mieux lissée reflète mieux la lumière, ce qui atténue l'aspect des ridules. Aucune concentration n'agit sur les rides installées.

Ce qu'il faut éviter

Utiliser un AHA le matin sans protection solaire. Enchaîner deux traitements exfoliants dans la même semaine. Augmenter la concentration parce que le produit « ne fait plus rien » alors que c'est le renouvellement de la surface qui a simplement atteint son rythme normal.

Un acide bien employé se fait oublier. C'est le signe qu'il fonctionne, pas qu'il a cessé d'agir.

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